Retour à la page d'acceuil

Accueil

Histoire

Chronologie

Architecture

Photos

Animations

Conditions d'accès

Liens

Architecture

L’édifice actuel, inscrit à l’I.S.M.H. (Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques) depuis 1989, est entouré de larges douves. Il présente deux ailes réunies par un corps de logis central et est percé de hautes croisées. Il encadre une vaste cour au midi, fermée par des balustres de pierre (XVIIème  siècle), dont le sol a été rehaussé à deux reprises et dans laquelle on aborde par un pont à double arche. La voie d’accès primitive était située dans l’axe du château, s’étendant perpendiculairement à l’actuelle avenue de platanes issue du pavillon des gardiens. Une fuye, aujourd’hui disparue, existait à gauche de cette allée initiale.

A l’origine, la maison noble de Château-Couvert ne devait comporter que quelques bâtiments peu fortifiés puisque c’est l’appellation d’hôtel et d’hébergement qui lui est donnée. D’ailleurs, la présence de marais et de nombreux cours d’eau devait constituer une défense naturelle.

Un moulin y a existé depuis au moins le XVIème siècle, époque à laquelle le réseau hydrographique s’est trouvé remanié par des hollandais.

L’actuelle tour carrée constitue l’élément le plus ancien (XIIème siècle ?) ; une tourelle circulaire, édifiée à posteriori, abrite toujours un escalier à vis et venait flanquer son flanc sud-ouest. Cet élément fut englobé dans l’aile sud-ouest/nord-est lors de sa reconstruction à la Renaissance ; cette dernière abrite de nos jours une chapelle, consacrée aux environs de 1850. Elle remplace une chapelle plus ancienne, dont l’emplacement nous est inconnu mais dont il subsiste encore la cloche qui porte le millésime 1677 et une inscription mentionnant ses parrain et marraine, (François-Roger d’Authon, chevalier, fils de Seguin et Marie-Marguerite de Céris, fille de Alexandre de Céris, chevalier, seigneur de Château-Couvert, et de Marguerite des Gittons).

Le corps de logis central a été rapporté à la fin du XVIIème siècle, peut-être sur les fondations d’un moulin en service avant le creusement de la rivière Dandelot et des douves ; le tracé de l’ancien cours de l’Antenne, qui peut être apprécié sur la vue aérienne, semble compatible avec cette hypothèse. L’escalier intérieur, qui mène à l’étage, présente une rampe en fer forgé datée de 1774.

Côté cour, sa façade est agrémentée d’un porche d’une charmante simplicité, surmonté d’un cadran solaire d’adjonction plus tardive (probablement 1856). La terrasse sur les douves aurait été construite pour stabiliser la façade nord qui avait tendance à s’enfoncer fâcheusement dans l’eau.

L’aile en retour, qui fait le pendant de celle affectée à la chapelle, a servi à loger des animaux, sans doute des chevaux ; elle n’a été transformée en habitation que tardivement. En effet, les cloisons ne sont pas chaînées dans les murs de sa façade ... Jusqu’au XIXème siècle, le château était couvert par des tuiles plates.

Enfin, un populetum de création récente entoure la demeure.